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Lundi 23 juin 2008

Tombola tour...après le compte-rendu, quelques réflexions...

Entre la fête des pères et le vendredi 13 (en ordre inversé, retour oblige) se tenait le concert de Manu Chao à Douai. L’air de rien, cette date représentait très bien la tournée de Manu Chao.

Pourquoi ? parce les chemises de Manu Chao ressemblent à ces cadeaux que confectionnent amoureusement les enfants pour la fête des pères. Manu Chao l’arbore fièrement, peut-être parce qu’il reste toujours un grand enfant...mais croisera-ton beaucoup de personnes avec ce genre de chemise une fois le concert terminé ?

Vendredi 13 parce que c’est souvent synonyme de chance donc grosse cagnotte au loto.

Et la tournée s’appelle : Tombola tour !

Une tombola, comme les lotos de classe de neige qui donnent l’impression d’être interminable ?

Une tombola comme un principe répété à l’infini : piocher des numéros parmi une liste, seul l’ordre change... Un peu comme la set-list du concert de Manu Chao.

Il faut bien le dire, pour ceux qui ont l’habitude de suivre l’actualité de Manu Chao, cette tournée n’apporte rien de nouveau. Déjà son dernier album, la radiolina, ressemblait à une compilation des morceaux qu’il avait l’habitude de jouer en concert mais qui n’étaient parus nulle part, des diverses collaborations qu’il avait faites et se réapproprie la musique, des remix de morceaux qui se trouvent ailleurs. Raining in paradize était nouveau, mais la musique ressemble étrangement à Mr Bobby (rah la magie du recyclage) et la musique revient dans plusieurs autres chansons (le recyclage, pensez-y).

Pourtant, comme un loto, même si on sait à peu près à quoi s’attendre, il y a toujours des milliers voire des millions de joueurs. Il y a quand même, je l’espère, moins de déçus dans les concerts de Manu Chao que dans les joueurs de loto.

Le numéro complémentaire est quand même là, en dernier espoir. Un peu comme la partie « Sibérie m’était contée » qui arrive après trois heures de concert et qui apporte la réelle nouveauté live parmi les quatre précédents concerts.

Manu Chao, c’est un peu la française des jeux, on sait bien que l’organisateur est le seul réel gagnant dans l’histoire, mais ça ne l’empêche pas de distiller un peu d’espoir à tous ceux qui viennent participer.

Le pire c’est qu’ils en redemandent (d’ailleurs si quelqu’un a des places pour les arènes de Bayonne, ça m’intéresse aussi, je peux même distribuer des flyers pour annoncer le retour de SKA-P au Zénith de Paris le 19 décembre 2008 s’il faut).

Par solyluna - Publié dans : Chroniques
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Lundi 23 juin 2008
ca faisait longtemps...les mollets encore durs il est temps defaireun petit compte-rendu de Manu Chao.

Enfin... Enfin la tournée française de Manu Chao... Dès l’annonce de la tournée, un petit regard sur les dates, dès l’ouverture de la billetterie, mon choix se porte sur Douai. Une petite virée en pays ch’ti, c’est tendance en plus.

Les concerts approchent, les salles affichent souvent complet...mais pas Douai.

Une fois sur place, l’explication est toute trouvée : le Gayant Expo, c’est super grand, Bercy n'est pas la seule salle à pouvoir accueillir 13 000 personnes...

Une première partie reggae, alternant reprises et compositions, chauffe le public en douceur grâce à des « ho yooo yo,( ho yooo yo), ho yo yo yo, (ho yo yo yo), manu chao», rien de tel pour augmenter la participation du public, même si celui-ci (y compris moi de temps en temps, je l’admets) préfère crier son enthousiasme (« ouaaaaaaiiiiiiiiss ») au lieu de répéter la phrase. Bref, une première partie n’est jamais facile à assurer, le public n’est pas très exigeant dessus vu qu’il vient voir la tête d’affiche mais il faut quand même essayer de le convaincre de venir dans la salle au lieu de profiter du bar.

21h15, Radio Bemba met la machine en route. Ca commence fort avec un « c’est la panik panik panik sur le peripherik » pour attirer ceux bloqués dans les embouteillages du bar. La foule s’anime peu à peu, la superficie de la fosse d’agrandit à vue d’œil. S’en suivent sur des rythmes endiablés des morceaux issus d’un peu partout, Clandestino, Proxima estacion, Casa Babylon, etc. Puis une heure plus tard, la scène se vide, les lumières se rallument. Quelques étonnements pour les novices : « ca fait à peine une heure et il s’en va », mais la salle retombe vite dans l’obscurité, et Radio Bemba retrouve un rythme de croisière, avec un son un peu plus acoustique mais toujours survitaminé. Quelques rumbas piochés par ci par là, des solos de Magyd à en couper les doigts, un retour aux morceaux revisités par Radio Bemba puis les premiers « se acabo ya » se font entendre mais le public chante et répète à tue-tête et quand la traduction est enfin dite « c’est fini », des « ohhhhhhhhhhh » arrivent. Les expérimentés savent qu’en fait on arrive à la moitié du concert. Radio Bemba continue son show une vingtaine de minutes, voire plus et quitte la scène.

Une pause encore plus rapide que la précédente et les accords de la Mano Negra se font entendre, à commencer par Mala Vida, puis King of the Bongo, etc. (A noter que la fosse s’est encore élargie et atteint maintenant le haut des gradins : tout le monde  est debout, beaucoup saute sur place). Evidemment ces titres sont revisités et font partie des standards des reprises. Mais quand on est trop jeune pour avoir connu la Mano en concert, ça fait toujours plaisir. D’autres titres sont joués comme Señor Matanza mais quand le percussionniste (ex-mano negra) qui vient au micro pour entamer Sid’h Bibi, on a vraiment le temps d’une chanson l’impression de vivre un petit bout de la Mano.

Tout s’enchaîne comme une machine extrêmement bien huilée, des nouveau « c’est fini » se font entendre puis un titre comme « volver » (ça signifie revenir) arrive et c’est reparti pour un tour d’au moins un  quart d’heure. On en ajoute autant pour dire « au revoir » avant de proposer « on force la machine ? on force la machine ? » et c’est reparti pour un tour. Les musiciens quittent encore la scène, les lumières se rallument. Plus de 2h30 de concert, tout le monde est ravi et peut partir, content d’avoir fait un semi-marathon sur place. Puis Manu Chao revient :  « vous en voulez encore ? on revient dans 5 minutes, le temps d’accorder les guitares et on vous joue des morceaux en français tirés d’un livre, on vous demande juste 5 minutes, le temps qu’on se prépare ».

Une partie du public décide quand même de se break pour sortir définitivement. La dernière partie du concert est donc un peu plus intimiste, ambiance cabaret parisien, mais toujours aussi énergique... Quoi que, était-ce le fait de comprendre les paroles ou simplement l’heure tardive, la fosse reprend une taille normale, seuls les plus conquis (mais ils sont nombreux) sont à fond dedans. Les autres semblent fatigués, les gradins se rassoient mais bon « je vous préviens, c’est de plus en plus déprimant, on  commence par la pire ». Et même si la foule est un peu moins dense, l’ambiance elle semble plus intense...le concert semble ne pas finir, pour le plaisir des fans qui se font entendre, radio bemba les laisse volontiers faire les chœurs en se contentant de jouer la partie karaoké. La partie « Sibérie m’était contée » apportait le bonus de cette tournée, mais seuls les plus vaillants auront pu en profiter.

Par solyluna - Publié dans : Concerts
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Mercredi 20 février 2008

Mes Aïeux au Divan du monde, 16 février de l’an 2008.

 Pour un groupe qui perpétue la tradition orale, en chantant le folklore québécois,  aussi bien les histoires de personnages marquants du Québec que des légendes sur ceux qui font des pactes avec le diable,  quel meilleur endroit que de jouer au Divan du monde ?

Quand on sait (merci Wikipédia) que Divan peut venir d’un mot persan signifiant « recueil de poèmes » (dīvān), « fou » (dīvāneh), et ressemble aussi au mot « démon » (dīv) , on se dit que cette coïncidence traduit assez bien l’univers de Mes Aïeux.

Mes Aïeux, grand vainqueur du dernier Gala de l’Adisq (les victoires de la musique au Québec) en s’octroyant quatre récompenses : Chanson populaire de l'année, Groupe de l'année, Album folk contemporain de l'année et Album du meilleur vendeur de l'année, et pourtant, cela ne suffit pas encore à les faire percer en France.

Seuls les initiés à la culture québécoise étaient en effet réunis ce samedi soir. D’après l’applaudimètre lancé par Stéphane Archambault, chanteur du groupe, une majorité du public était déjà allée au Québec, d’autres étaient Québécois émigrés en France, ou encore, de simples amateurs du Québec... « Les autres, pourquoi êtes-vous là !? ».


Pour reprendre un titre d’album du dit groupe, c’était une soirée en famille...même si elle est éloignée. Les différences culturelles se sont quelques fois ressenties, que ce soit par les expressions traduites avec humour, ou les références parfois inadéquates pour qu’elles résonnent aux oreilles de tous : « le forum de Montréal est au hockey, ce que Bercy est au football...au rugby ?... Ce que Bercy est à Céline Dion ! ».

Comme quoi, il était temps de prendre le temps de se connaître un peu. Mes Aïeux nous ont donc invité à découvrir les histoires de la corrida de la Corriveau, le fantôme du forum, train de vie (Le surcheval), du Grand Antonio, qui sont quelques figures du folklore québécois, car non, Garou n’est pas le seul personnage qui a marqué l’histoire du Québec.

Tout en se présentant au fil des chansons, Mes Aïeux montrent aussi que « la résistance se fait par la parole et la danse » et évoquent aussi bien l’avenir du monde avec « la danse du déni de l’évidence » sur le réchauffement climatique,  la mondialisation  avec « qui nous mène ? », et évidemment les questions sur l’indépendance du Québec (la lettre, la grande déclaration). Tout cela, dans une ambiance festive et familiale que Tri Yann ne renierait pas.


Prenez donc le temps de les connaître mieux, les occasions se représenteront bientôt, ça va swigner cet été !

Par solyluna - Publié dans : Concerts
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Vendredi 18 janvier 2008

dernier film de Tim Burton...
qui sort la semaine prochaine en salle.

Un film...décalé...et un avis tranché : oui, oui et re oui (bémol pour les chansons cependant).

C'est un mélange de la famille Adams, un dessin animé de Walt Disney et de tragédie grecque...d'autres disent plus simplement que c'est une comédie musicale horrifique...ou encore, pour rester dans l'univers burtonien, un peu si Edward aux Mains d'argent rencontre Sleepy Hollow au pays du Rocky Horror Picture Show. 
Bref, ca mélange pas mal de styles, aussi bien dans la technique que dans les influences.

Le synopsis :
Sweeney Todd, un barbier injustement envoyé en prison dont la vie de famille a été détruite, jure de se venger à sa sortie. De retour en ville pour rouvrir sa boutique, il devient le "Demon Barber of Fleet Street" qui "rase la gorge des gentilshommes dont on n'en entend plus parler après"

Si les musiques ne sont pas forcement accrocheuses et se répetent un peu (johannnaaa, I feeel youuu), et peuvent parfois rebuter certains au point de ne pas rentrer dans l'histoire (pour ne pas dire que ca devient barbant), ca fait partie du côté décalé du film...  et ca m'a replongé dans l'univers disney ou parfois les chansons sont pas top voire un peu chiantes mais en meme temps, elles donnent un cachet certain au film, c'est une façon de raconter qui reste appart et qui en dialogue normal ne rendrait pas du tout.

Le premier obstacle ainsi passé, un deuxième arrive vite : le sang.
Oui, ca gicle partout, c'est aussi grossier que le spectacle de fin d'année présentée par la famille addam's, la moindre coupure et c'est un geyser de sang qui jaillit.
C'est grotesque et je m'en lasse pas. C'est comme pour les mensonges (ou promesses) politiques, peu importe s'ils sont vrais ou faux, l'important c'est qu'ils soient gros.
De toute façon, on ne s'attend pas à ce que ça soit crédible, on attend qu'on nous raconte une histoire, et le sang fait partie du folklore.

En fin de compte donc, ça n'en fait pas un film d'horreur...juste un film horrifique, décalé et plaisant  :)
mais ca ne va pas plaire à tout le monde.

Par solyluna - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 2 décembre 2007

Faute d'avoir pu voir Mononc' Serge lors de sa deucième tournée, je me suis rabattue sur les Vulgaires Machins.

Petit bar, ambiance un peu underground (peut-être était-ce du au premier groupe, ainsi qu'à la disposition de la salle qui, si on était sur le côté, empechait de voir le batteur, si on était plus au milieu, la vue était bouchée par un poteau, si on était en fgace, on était un peu bloqué par le bar...).

Bref, tout ça pour des chansons popunk (punk adouci), courte et radicale (ca coupe net).
Avec pas mal de coups de micros dans la bouche, provoqués par les gens qui tombaient sur scene (forcement, quand elle fait 30 cm de haut), ou juste par les sauts des autres membres du groupe, l'ambiance était assez chaude (merci au deux étudiants québécois qui se faisaient beaucoup entendre).

Autre bar nantais, autre ambiance : les Trois accords au ferrailleur.
Un lieu un peu perdu sur une île en chantier (quelle idée de ne pas mettre des barrières partout autour d'un chantier interdit au public, si ca avait été bloqu"é au début, je n'aurai pas du escaladé à la sortie).

Trois groupes pour le prix d'un. Le premier était un duo dans le style d'oldelaf et monsieur D : Andréas et Nicolas (http://www.myspace.com/andreasetnicolas).
Humour noir, bien amusant.

Le deuxième : un groupe de métal...donc j'etais plus au bar.

Et enfin, les Trois Accords.
Un public bien chaud, et le reste, je vous laisse le regarder en image :
http://picasaweb.google.com/madpinth/troisaccords

 

Par solyluna - Publié dans : Concerts
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