Tombola tour...après le compte-rendu, quelques réflexions...
Entre la fête des pères et le vendredi 13 (en ordre inversé, retour oblige) se tenait le concert de Manu Chao à Douai. L’air de rien, cette date représentait très bien la tournée de Manu Chao.
Pourquoi ? parce les chemises de Manu Chao ressemblent à ces cadeaux que confectionnent amoureusement les enfants pour la fête des pères. Manu Chao l’arbore fièrement, peut-être parce qu’il reste toujours un grand enfant...mais croisera-ton beaucoup de personnes avec ce genre de chemise une fois le concert terminé ?
Vendredi 13 parce que c’est souvent synonyme de chance donc grosse cagnotte au loto.
Et la tournée s’appelle : Tombola tour !
Une tombola, comme les lotos de classe de neige qui donnent l’impression d’être interminable ?
Une tombola comme un principe répété à l’infini : piocher des numéros parmi une liste, seul l’ordre change... Un peu comme la set-list du concert de Manu Chao.
Il faut bien le dire, pour ceux qui ont l’habitude de suivre l’actualité de Manu Chao, cette tournée n’apporte rien de nouveau. Déjà son dernier album, la radiolina, ressemblait à une compilation des morceaux qu’il avait l’habitude de jouer en concert mais qui n’étaient parus nulle part, des diverses collaborations qu’il avait faites et se réapproprie la musique, des remix de morceaux qui se trouvent ailleurs. Raining in paradize était nouveau, mais la musique ressemble étrangement à Mr Bobby (rah la magie du recyclage) et la musique revient dans plusieurs autres chansons (le recyclage, pensez-y).
Pourtant, comme un loto, même si on sait à peu près à quoi s’attendre, il y a toujours des milliers voire des millions de joueurs. Il y a quand même, je l’espère, moins de déçus dans les concerts de Manu Chao que dans les joueurs de loto.
Le numéro complémentaire est quand même là, en dernier espoir. Un peu comme la partie « Sibérie m’était contée » qui arrive après trois heures de concert et qui apporte la réelle nouveauté live parmi les quatre précédents concerts.
Manu Chao, c’est un peu la française des jeux, on sait bien que l’organisateur est le seul réel gagnant dans l’histoire, mais ça ne l’empêche pas de distiller un peu d’espoir à tous ceux qui viennent participer.
Le pire c’est qu’ils en redemandent (d’ailleurs si quelqu’un a des places pour les arènes de Bayonne, ça m’intéresse aussi, je peux même distribuer des flyers pour annoncer le retour de SKA-P au Zénith de Paris le 19 décembre 2008 s’il faut).
