avec Shamrock Nantes et Lezarder.comMes Aïeux au Divan du monde, 16 février de l’an 2008.
Pour un groupe qui perpétue la tradition orale, en chantant le folklore québécois, aussi bien les histoires de personnages marquants du Québec que des légendes sur ceux qui font des pactes avec le diable, quel meilleur endroit que de jouer au Divan du monde ?
Quand on sait (merci Wikipédia) que Divan peut venir d’un mot persan signifiant « recueil de poèmes » (dīvān), « fou » (dīvāneh), et ressemble aussi au mot « démon » (dīv) , on se dit que cette coïncidence traduit assez bien l’univers de Mes Aïeux.
Mes Aïeux, grand vainqueur du dernier Gala de l’Adisq (les victoires de la musique au Québec) en s’octroyant quatre récompenses : Chanson populaire de l'année, Groupe de l'année, Album folk contemporain de l'année et Album du meilleur vendeur de l'année, et pourtant, cela ne suffit pas encore à les faire percer en France.
Seuls les initiés à la culture québécoise étaient en effet réunis ce samedi soir.
D’après l’applaudimètre lancé par Stéphane Archambault, chanteur du groupe, une majorité du public était déjà allée au Québec, d’autres étaient Québécois émigrés en France, ou encore, de simples
amateurs du Québec... « Les autres, pourquoi êtes-vous là !? ».
Pour reprendre un titre d’album du dit groupe, c’était une soirée en famille...même si elle est éloignée. Les différences culturelles se sont quelques fois ressenties, que ce soit par les expressions traduites avec humour, ou les références parfois inadéquates pour qu’elles résonnent aux oreilles de tous : « le forum de Montréal est au hockey, ce que Bercy est au football...au rugby ?... Ce que Bercy est à Céline Dion ! ».
Comme quoi, il était temps de prendre le temps de se connaître un peu. Mes Aïeux nous ont donc invité à découvrir les histoires de la corrida de la Corriveau, le fantôme du forum, train de vie (Le surcheval), du Grand Antonio, qui sont quelques figures du folklore québécois, car non, Garou n’est pas le seul personnage qui a marqué l’histoire du Québec.
Tout en se présentant au fil des chansons, Mes Aïeux montrent aussi que
« la résistance se fait par la parole et la danse » et évoquent aussi bien l’avenir du monde avec « la danse du déni de l’évidence » sur le
réchauffement climatique, la mondialisation avec « qui nous mène ? », et évidemment les questions sur l’indépendance du Québec
(la lettre, la grande déclaration). Tout cela, dans une ambiance festive et familiale que Tri Yann ne renierait pas.
Prenez donc le temps de les connaître mieux, les occasions se représenteront bientôt, ça va swigner cet été !