Christophe Mali @ l'espace Paul Fort

Publié le par solyluna

Fini (momentanément) les frasques de Tryo, Mali se présente dorénavant bien habillé en solo.
Beaucoup de frémissements à son entrée sur scène et les longs applaudissements montrent qu’une bonne partie du public est venu par curiosité voir ce qu’il peut donner en solo.  Mais revenons un peu en arrière. Aux victoires de la musique :


Non, restons dans le cadre de cette soirée. Avant son arrivée, Le Coq avait assuré la première partie. Une découverte pour une majorité du public. Une musique minimale : lui à la guitare, un autre à la batterie, un jamman (ou matériel similaire) pour se sampler et agrémenter les accompagnements. Un concert assez sobre, un chant quasi parlé, pour parler d’ennui, d’impatience, d’absence, de femme, de jupe,…  les thèmes rejoignent un peu ce dont traite Mali en solo mais le ton est bien différent.

Encore avant, la mise en bouche du soir avait été la lecture d’un texte de Jacques Higelin.
Voilà en fait qui faisait une bonne introduction au concert de Mali : les allures de Jaques Higelin, les thèmes de Le Coq et la personnalité de Mali en plus.
Si son album n’a pas forcément fait l’unanimité (un voyage intimiste, où les paroles nous soufflent des histoires d’amour, des déceptions mais aussi des contes, des souvenirs,…), sa prestation scénique nous convainc beaucoup plus : il donne vie aux morceaux, en les présentant souvent de manière humoristique, en multipliant les interactions avec le public, même si l’obscurité  l’empêche parfois de distinguer les voix féminines des voix pré pubères (non, ce ne sont pas les filles qui viennent être matées au Kerling Square mais des adolescents qui aiment venir mater). Mali nous emmène donc, un passage aux Maldives, avant de retrouver Lili qui ressemble à la Duchesse Anne, puis flâner au Kerling Square pour se délasser et profiter du paysage, y peindre quelques silhouettes… Puis arrive la suite des aventures de Mam’selle Bulle, à ne pas confondre avec Diam’s (non non toutoutoutouuu), ni avec une candidate aux élections présidentielles. Puis on trouve quelques moments solennels avec l’absence de toi ou sans amour entre lesquelles Mali nous a ramené un peu en enfance avec le premier amour et le curé de ma chapelle et parlé du futur avec on s’en fout. Les chansons s’enchainent avec fluidité, entrecoupées de remarques souvent amusantes sur la qualité du public (quand on vient par curiosité, on ne connaît pas parfaitement les paroles et ça s’entend un peu quand le public doit hanter tout seul) ou du vin local (tellement bon qu’il boit du Bordeaux), d’extraits de reprise (Diam’s, Brassens, Claude François,…), il tient un bon rythme de croisière. Et comme à la fin de toute bonne croisière, on sort le champagne.

Ainsi s’achève ce concert, une reprise d’Higelin pour clôturer cette soirée tout comme elle l’avait commencé. La boucle est bouclée. Chistophe Mali nous emmène avec son CD mais on le suit beaucoup plus facilement en concert.

Les photos sont par ICI

Publié dans Concerts

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soly 11/04/2007 11:37

la set list :cabaret blancles maldiveslilikerling squarecroque lunel'absence de toile premier amourle cureon s'en foutsans amour=========précheurpas=========cameleon(champagne)