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Cinéma

Samedi 23 septembre 2006
un film de Lionel Delplanque avec Albert Dupontel, Jéremie Renier, Mélanie Doutey, Claude Rich, Jackie Berroyer...

Synopsis : secrets d'Etat, convictions sincères, foules exaltées, train de vie royal, journalistes inquisiteurs, disparitions suspectes : les coulisses du pouvoir ou la vie quotidienne d'un Président. Entre l'amour d'un père pour sa fille et les contradictions d'un chef d'Etat, que reste-il d'essentiel quand on a le pouvoir suprême ?

la bande annonce 

Avis : dès le début de l'été commençaient à fleurir des bannières, ou avatars, "dupontel président"...puis vint l'allocution du 14 juillet.
Deux sites créés pour l'occasion, un officiel, un non-officiel officiellement poursuivi en justice..
 
Allocution Présidentielle du 14 juillet

Un petit buzz discret se mettait en place.
Alors que la vie politique est quelque peu mise en avant à l'approche des élections (pour preuves, les polémiques sur les photos de François Hollande et Ségolène Royal parues dans Closer, Sexus Politicus fait aprtie des meilleures ventes de la rentrée, Cécilia est revenue avec Nicolas, etc. ), voilà un film qui dévoile les coulisses du pouvoir.
Ou comment le pouvoir change la personnalité des gens.

Car c'est bien ce qui est flagrant dans ce film.
Albert Dupontel interprète (avec talent) le président de la république...un homme qui est arrivé au sommet de la hiérarchie, que peut-il obtenir de plus ?
Son personnage ne change pas trop au cours du film (ou alors, est-ce moi qui trouve normal son évolution et donc la remarque peu), il reste officiellement un homme de convictions, même si en coulisse, ses manières de faire sont beaucoup moins idéologiques et beaucoup plus pragmatiques (sic, surtout avec les conseils en communciation donnés par le très réaliste Jackie Berroyer).

Claude Rich lui, redevient presque sage avec le temps. Il a connu le succès (et les mises à l'écart), il a aidé Dupontel dans sa carrière...Et vu qu''il n'a plus rien à gagner, ni rien à perdre, il en deviendrait presque honnête.

Le changement de personnalité est beaucoup plus visible chez Mathieu (Jeremie Renier), le plus jeune, le futur gendre du président, majeur de polytechnique, brillant avec un oeil extérieur au monde politique (un homme du peuple enq uelque sorte, un citoyen normal...ou presque), futur conseiller du président.
Son évolution est flagrante, même s'il navique entre plusieurs eaux, vire d'un côté, se rattrape de l'autre, etc.

Et c'est peut être le défaut du film. A force de rebondissements dans le film, l'intrigue tourne en rond et devient confuse (et personnelement, la fin me laisse sur ma faim...et j'ai pas trop compris la dernière scène).
Mais bon, il n'empêche que pour les performances d'acteurs (Dupontel, Claude Rich, etc.), les décors, et la description des coulisses du pouvoir, je conseille d'aller voir ce film.

Les sites :
le site du film
le site officiel de la présidence
le site non-officiel de la présidence

Pour ceux qui ne veulent pas savoir la fin, ne lisez pas les commentaires tout de suite ;-)


Par solyluna
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Mardi 26 septembre 2006

Pour celles et ceux qui n'ont pas pu voir Albert Dupontel dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel la semaine dernière, mais aussi pour celles et ceux qui désirent revoir ce moment de télévision, voici son passage télé ;-)


Dupontel
envoyé par ramboxp

(Mici beaucoup)
Par solyluna
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Vendredi 2 février 2007
Synopsis :  Rocky Balboa, le légendaire boxeur, a depuis longtemps quitté le ring. De ses succès, il ne reste plus que des histoires qu'il raconte aux clients de son restaurant. La mort de son épouse lui pèse chaque jour et son fils ne vient jamais le voir.
Le champion d'aujourd'hui s'appelle Mason Dixon, et tout le monde s'accorde à le définir comme un tueur sans élégance ni coeur. Alors que les promoteurs lui cherchent désespérément un adversaire à sa taille, la légende de Rocky refait surface. L'idée d'opposer deux écoles, deux époques et deux titans aussi différents enflamme tout le monde. Pour Balboa, c'est l'occasion de ranimer les braises d'une passion qui ne l'a jamais quitté. L'esprit d'un champion ne meurt jamais...

Avis : voilà le dernier épisode de rocky, qui a marqué la jeunesse de bcp de gens...mais pas la mienne. Autant dire que je n'étais pas impatiente de voir ce film, j'y suis allée sans grande conviction, le choix s'était basée sur la critique. Il n'y a pas de doute là dessus, Rocky remporte l'unanimité de la presse et du public. Nous sommes en 2007 après Jesus-Christ et tous sont convaincus du chef d'oeuvre que nous delivre Sylvester Stalone. Tous ? Non. Un petit blog rédigé par une irréductible internaute résiste encore et toujours à l'envahisseur.

Et oui, Rocky Babloa ne m'a pas convaincu.
Le manque de connaissance des épisodes précédents y contribue sûrement.
En effet, les scènes rappelant les moments passés avec sa femme, morte d'un cancer, sont sûrement plus parlantes pour quelqu'un qui connaît le contexte de ces scènes bleutées. Pour ceux qui ignore ce passé, ces rappels donnent un peu de longueur à des scènes où l'émotion a du mal à prendre... C'est un peu dans le même style que les films diffusés en début d'après-midi sur M6.
Il y a des leçons de vie, notamment avec son fils, avec la petite marie, son fils, le chien qu'il adopte, la commission qui délivre les licenses, etc. On ne lésine pas dans l'émotion avec Rocky, ça en devient risible... Surtout avec la voix française.

Vient ensuite le combat, combat entre le meilleur boxeur actuel, Mason Dixon, qui ne se trouve pas d'adversaires à sa hauteur, donc le public est déçu et se désintéresse des combats car il n'y a plus d'enjeu, et Rocky Balboa, boxeur retraité mythique.
La musique accompage les séances d'entrainement et ça redonne un peu de piment au film, après tout, c'est ce qu'on attend depuis le début...on se laisse facilement prendre au jeu...enfin pas trop non plus, quand on voit avec quelle rapidité Rocky retrouve son jeu d'antan, après s'en être pris plein la figure pendant les deux premiers rounds. Ce n'est pas très réaliste mais ça fait rêver (et c'est plutôt bien filmé, sans trop d'artifice). Il faut bien une morale à l'histoire et de bons sentiments. Et on est bien servi dans ce film.

Bref, si ça n'avait pas été Rocky ni Stalone, ce film aurait eu sa place le début d'après-midi sur M6 : il y a de l'émotion et de l'action à foison.
Et comme le dit Rocky, dans la vie, l'important c'est de savoir encaisser et de se relever, c'est là qu'on en sort vainqueur. C'est pour ça qu'il ne faut pas faire l'apologie de Rocky, sinon ces films n'ont plus d'intérêt, ça devient des films à argent, à l'image des matchs de Mason Dixon. Alors encaisse ça : Rocky, c'est tout pourri, Balboa c'est tout caca. Na!

Continuez le match et/ou l'analyse dans les commentaires =)
Par solyluna
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Samedi 17 février 2007
Synopsis : Odette Toulemonde n'a objectivement rien pour être heureuse mais l'est. Balthazar Balsan a tout pour être heureux mais ne l'est pas.
Odette, la quarantaine maladroite, entre un fils coiffeur savoureux, une fille engluée dans sa puberté, travaille le jour au rayon cosmétiques d'un grand magasin et coud le soir des plumes sur des costumes de revues parisiennes. Elle rêve de remercier Balthazar Balsan, son auteur préféré, à qui - pense-t-elle- elle doit son optimisme.
L'écrivain parisien, riche et séducteur, va débarquer dans sa vie de façon inattendue. Récit de la rencontre comique et fantasque de deux naufragés atypiques que tout sépare...

Mon avis : voilà un film sans prétention et qui m'a bien plu.
Certes, il ne révolutionne pas le cinéma, certes il est rempli de certains clichés, certes il est un peu prévisible. Il n'empêche qu'on passe un agréable moment, et c'est le principal. Ce film se démarque sur certains points.
C'est en quelque sorte un conte, une fable...et si on voit le film sous cet aspect là (beaucoup d'éléments nous y amènent, dans les bruitages, certaines scènes un peu décalées, etc.), il y a des règles auxquels on n'échappe pas (d'où le début de cette critique, ça ne revolutionnne rien mais c'est agréable). C'est un conte où Catherine Frot est la bonne fée de Albert Dupontel.
Elle vit dans un conte de fée : une vie de modeste vendeuse, où rien n'est très reluisant, mais grâce à deux passions, Balthazar Balzan (Dupontel) et le music-hall, elle la maquille de bonheur et accepte la réalité grâce à ce prisme de rêve.
D'ici, on rejoint un peu le scénario de Fauteuils d'orchestre, la thématique est similaire. Rappelez-vous (plus ou moins) "moi j'ai toujours aimé le luxe, mais je n'avais pas les moyens d'y vivre alors j'ai décidé d'y travailler" . C'est un peu le cas de Odette Toulemonde, même si elle n'a pas toujours rêvé de vivre dans le luxe, elle y travaille de loin avec les costumes en plume qu'elle coud et s'en approche aussi en cotoyant Balthazar Balzan, même si elle refuse d'entrer dans ce monde.
Autre point commun : Albert Dupontel. Dans Fauteuils d'orchestre, c'est un pianiste classique reconnu par ses pairs... et lui veut démocratiser son art et jouer pour tout le monde, casser la barrière qui existe. Dans Odette Toulemonde, c'est un auteur de livre très populaire, mitraillé par la critique littéraire...et il aimerait obtenir une reconnaissance plus noble. C'est un peu le chemin inverse.
Dupontel cherche son bonheur, il a tout pour être heureux mais il veut autre chose...Catherine Frot se contente de ce qu'elle a et au final, se plaît dans ce qu'elle vit.

Bref, ce film est un conte, populaire... avec les critiques que ça peut amener, décrites dans le film.
Les amateurs de Josephine Baker, ainsi que les néophytes, s'amuseront aussi des références tout a long du film.
A voir pour passer un bon moment.
Par solyluna
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Vendredi 18 janvier 2008

dernier film de Tim Burton...
qui sort la semaine prochaine en salle.

Un film...décalé...et un avis tranché : oui, oui et re oui (bémol pour les chansons cependant).

C'est un mélange de la famille Adams, un dessin animé de Walt Disney et de tragédie grecque...d'autres disent plus simplement que c'est une comédie musicale horrifique...ou encore, pour rester dans l'univers burtonien, un peu si Edward aux Mains d'argent rencontre Sleepy Hollow au pays du Rocky Horror Picture Show. 
Bref, ca mélange pas mal de styles, aussi bien dans la technique que dans les influences.

Le synopsis :
Sweeney Todd, un barbier injustement envoyé en prison dont la vie de famille a été détruite, jure de se venger à sa sortie. De retour en ville pour rouvrir sa boutique, il devient le "Demon Barber of Fleet Street" qui "rase la gorge des gentilshommes dont on n'en entend plus parler après"

Si les musiques ne sont pas forcement accrocheuses et se répetent un peu (johannnaaa, I feeel youuu), et peuvent parfois rebuter certains au point de ne pas rentrer dans l'histoire (pour ne pas dire que ca devient barbant), ca fait partie du côté décalé du film...  et ca m'a replongé dans l'univers disney ou parfois les chansons sont pas top voire un peu chiantes mais en meme temps, elles donnent un cachet certain au film, c'est une façon de raconter qui reste appart et qui en dialogue normal ne rendrait pas du tout.

Le premier obstacle ainsi passé, un deuxième arrive vite : le sang.
Oui, ca gicle partout, c'est aussi grossier que le spectacle de fin d'année présentée par la famille addam's, la moindre coupure et c'est un geyser de sang qui jaillit.
C'est grotesque et je m'en lasse pas. C'est comme pour les mensonges (ou promesses) politiques, peu importe s'ils sont vrais ou faux, l'important c'est qu'ils soient gros.
De toute façon, on ne s'attend pas à ce que ça soit crédible, on attend qu'on nous raconte une histoire, et le sang fait partie du folklore.

En fin de compte donc, ça n'en fait pas un film d'horreur...juste un film horrifique, décalé et plaisant  :)
mais ca ne va pas plaire à tout le monde.

Par solyluna
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